beaux livres : photo, architecture, art

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EN CONSTRUCTION

En construction vient clore un cycle de dix années d’atelier photographique documentaire autour du campus Artem mené par l’École nationale supérieure d’art et de design de Nancy (ENSAD Nancy). Cet atelier a été dirigé par la photographe et enseignante à l’ENSAD Nancy Andrea Keen.
Chaque année, des étudiants ont documenté l’évolution des lieux et du paysage urbain : depuis la première phase de destruction jusqu’à la fin du programme de construction et d’aménagement, l’ambition était de documenter l’évolution 
des lieux. Au fil des promotions qui se sont succédées depuis 2007-2008, les étudiants se sont relayés pour poursuivre et alimenter cette mission s’inscrivant aujourd’hui sur une décennie.

UN ARCHIPEL DES SOLIDARITÉS

« À ceux que les tempêtes politiques, qui menacent nos archipels, continuent de fracasser. À ceux qui ont la puissance solidaire d’affronter ces tempêtes. »
Cet ouvrage est issu d’un travail de terrain mené en Grèce entre juillet 2017 et janvier 2020 par la philosophe Christiane Vollaire et le photographe Philippe Bazin. Il associe photographie documentaire critique et philosophie de terrain autour de la force vive des solidarités.

Un archipel des solidarités présente la puissance des réseaux de solidarité, face à des politiques globales destructrices. Il induit ainsi une réflexion sur « un autre possible politique » et une énergie du commun.

LE CHANT DE LA PHALENE (ORAISON)

Le Chant de la phalène (oraison) fait rejouer, à travers un ensemble de photographies, dont certaines réhaussées à la mine graphite, une expérience sensible du paysage. Anne-Lise Broyer livre ici le travail qu’elle a développé au cours d’une résidence au Domaine de Kerguéhennec.

Il s’agit de rendre à nouveau le bruissement audible, comme un chant contre chant, un chant qui contiendrait toute la beauté du monde mais aussi sa perte. Tout comme la mort de la phalène observée par Virginia Woolf, il s’agit de louer la pureté de cette danse ultime.

Le grand jour

Catherine Rombouts est photographe, Christiane était sa mère.

Sophie Richelle est historienne.
Elles racontent, dans un livre à deux voix, en images et en textes, la fin de vie de Christiane. En Belgique, l’euthanasie est permise dans le cadre strict de la loi depuis 2002. Ce livre offre un aperçu des réalités qu’elle recouvre. Pour Christiane et pour d’autres, la possibilité de ce choix a permis une mort plus digne, en accord avec leur définition de la vie. Les photographies de Catherine Rombouts, qui a suivi et accompagné sa mère jusqu’à ses derniers instants, se mêlent aux photographies familiales, aux objets du quotidien, traces d’une vie accomplie.
Les textes de Sophie Richelle, rédigés à partir de témoignages et d’éléments plus informatifs et chiffrés, mettent en perspective les histoires singulières et collectives d’euthanasie.
Entre des questions morales, religieuses et politiques, l’euthanasie divise les Européens et entraîne des débats passionnés dans les pays tentés par la légalisation. La Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg ont sauté le pas et autorisé la pratique dans un cadre strictement défini.
En France, l’euthanasie, tout comme le suicide assisté, demeurent proscrits par la loi, même si, depuis 2016, la loi Claeys-Leonetti donne droit à « la sédation profonde et continue jusqu’au décès ». Dans ce lourd débat, ravivé par des cas très médiatisés (Vincent Humbert, Chantal Sébire, Vincent Lambert, Anne Bert), l’opinion publique semble aujourd’hui avoir évolué et les enquêtes d’opinion montrent qu’une nette majorité se dégage en faveur de l’euthanasie. Cet ouvrage, poignant et sensible, a pour ambition de faire avancer le débat au sein de notre société.

La reine de la patate ou les cantines du détour

Françoise Chadaillac part au Québec en 1979 pour préparer une thèse, avec photos à l’appui, sur les espaces urbains. Sur place, elle est intriguée par de petites baraques en bois et autres véhicules recyclés qui, posés au bord de la route, proposent hamburgers, hot dogs et frites. Véritables institutions, on les appelle les « stands à patates frites ».
« Photographier ces “stands” m’a fait découvrir un phénomène de société, bien spécifique au Québec, véritablement ancré dans la vie des Québécois. Et comme me le dira quelqu’un au cours de mes rencontres : “Y a pas un Québécois qu’y a pas un stand à patates dans l’coeur ! ” À chacun son stand et sa meilleure patate, sa meilleure poutine, son meilleur hot-dog ou son meilleur pogo ! Mais surtout, j’y ai rencontré une petite parcelle d’humanité magnifique, simple, lucide, pleine d’humour, qui, nous parlant d’elle, nous parlait de l’humanité tout entière. Les paroles glanées au cours de mes prises de vue ont modifié mon projet et me sont apparues aussi indispensables que les images. »

En l’état

En l’état est un travail évolutif, un work in progress, commencé le 13 juillet 1999 après que Franck Gérard ait failli mourir. Depuis cette date, la pratique photographique de l’artiste a radicalement changé : l’image est devenue un acte vital, incessant, et les milliers de photographies accumulées sont venues constituer un état du voir le monde, posant également un état du monde. La notion de l’abondance, du trop plein d’images affirme une présence au monde fondée dans la perception. À travers une observation aussi méthodique qu’hasardeuse du réel, liée à la déambulation de l’artiste dans l’espace public, Franck Gérard capte des situations, sans a priori ni préalable : offrant juste “ce qu’il voit”. Plus observateur qu’interventionniste, l’oeil du photographe dresse, territoire après territoire, ville après ville, un véritable lexique à vocation universel où le moindre geste incongru, la moindre situation banale ou extraordinaire, le moindre incident, sont répertoriés comme autant d’états constituant notre quotidien, et à travers lui, le mouvement même du monde tel qu’il va, tel qu’il est.

Kinderszenen

Kinderszenen est un ouvrage de photographies qui invite à un voyage onirique et poétique autour de la question de l’autisme et de l’enfance. Ponctués par les textes de la poétesse Babouillec et par une postface de l’écrivain-philosophe Josef Schovanec, ce livre de contes convie le spectateur à entrer dans l’univers mystérieux de ces enfants particuliers.

Le discours sur la fenêtre

« Il existe au moins deux façons de faire l’histoire de la photographie, 
celle des historiens et celle des photographes. Le Discours sur la fenêtre correspond à la seconde : une histoire en archipel plus qu’une chronologie, une histoire où les hiérarchies se distendent au profit d’intuitions puissantes et d’affirmations de goûts : une histoire de conviction. Cette façon personnelle d’envisager l’histoire de la photographie n’est toutefois pas un simple geste (esthétique et critique) ; il s’agit dans l’esprit de Gilles Verneret de constituer une sorte de manuel non autoritaire pour les étudiants photographes, une boîte à outils, un ensemble de repères. » (Michel Poivert)

Paysages

De prime abord, le paysage francilien caractérisé par sa grande hétérogénéité, loin des montagnes et de la mer, tourne le dos aux grands paysages que le regard affectionne tant. L’épaisseur trop méconnue des paysages de l’Ile-de-France semble enfouie sous nos habitudes, celles des trajets quotidiens, des promenades du dimanche, des déplacements rapides… Pourtant, lacs, forêts séculaires, ruisseaux et rivières, champs à perte de vue, paysages bucoliques s’offrent à nos yeux pour peu que l’on s’y attarde…

Aujourd’hui apparentés aux monuments historiques et classés, près de 500 paysages sont protégés pour leurs qualités patrimoniales. Des parcs et jardins aux grands domaines, des forêts aux paysages industriels, des rives de la Seine aux champs encore cultivés, le paysage se répand, comme l’urbanisation sur laquelle il vient buter. C’est sous l’angle principalement des mutations de ces territoires, que les photographes de l’Inventaire vont, les premiers se frotter au paysage. A partir de ses lisières et de ses seuils, la photo révèle des permanences et des ruptures, composant ainsi des nouveaux territoires de contraste.

365 DEGRES (D’AMOUR)

Ethnographie poétique de l’amour.
Tout a commencé par un blog, 365degreesoflove, sur lequel, l’artiste Alice Khol a récolté des histoires d’amour qu’elle a fait dialoguer avec ses photographies.
 365 degrés comme 365 variations sur le thème. Il en existe des milliards, ce livre en est un nuancier Pantone. Prenant le pouls du quotidien, elle a collecté nos histoires d’amour qui se déclinent en anecdotes, font de nous des poètes, marquent nos corps à jamais ou le temps d’une soirée, au gré de lettres d’amour ou de conversations Tinder… L’amour qui gratte ou qui fait mal, qui nous apaise, nous transporte et nous transforme. Celui qui toujours nous fait vibrer. L’émotion capable d’engendrer toutes les autres.