beaux livres : photo, architecture, art

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MÈRE ET FILS

Après le choc de la mort de son compagnon, le père de son fils, Anne De Gelas s’est concentrée sur la nouvelle cellule familiale rétrécie. Mère et Fils est ce face à face, ce lien intense et au creux de cette situation la permanence de la féminité et du désir, le retour à la vie.

À travers ses textes, dessins et photographies, elle met en évidence la complexité de cette relation, la complicité comme la violence, la solitude et la tendresse.

Le changement, induit par ce face à face, vécu de manière si différente pour un fils/enfant ou une femme/mère et la vie qui se poursuit, les années qui passent et les changements physiques pour lui comme pour elle.

Le Monde à plat

En recomposant l’image, Paul Pouvreau étale le monde sous nos yeux, il en révèle la nature de palimpseste, d’accumulation de couches de sens, de matériaux et d’histoires. Il faut une infinie rigueur et autant de précision, de la part du photographe, pour que le sens circule ainsi entre les plans, entre les objets, pour qu’en l’absence de tout hiérarchie le pilier se mette à dialoguer avec le pochon, pour que le coureur enjambe le buisson, pour que les coquelicots envahissent le projet immobilier, pour qu’en somme la confusion révèle le sens caché des choses. En fait de photographie, on devrait parler à ce propos d’un acte chirurgical, d’un geste d’ouverture puis de suture de l’espace, qui viendrait rassembler ce qui jusqu’alors était séparé. (Julien Zerbone)

Trois auteurs s’emparent chacun d’un aspect particulier de l’œuvre :
le poète Charles Pennequin,
la philosophe Antonia Birnbaum,
l’historien de l’art Julien Zerbone.

Parures

Plates des comme des galettes ou élancées comme des hennins surgis du Moyen-Âge, de simple coton ou parées de fils d’or et d’argent, les coiffes normandes accompagnaient les naissances, les mariages et les deuils, signalaient aux yeux de tous l’appartenance à une région ou à un village, révélaient enfin le rang, la fortune, le statut marital.

En dressant l’inventaire visuel de ces « bizarreries » de dentelles et de rubans, l’artiste Christine Mathieu s’est fait archéologue et ethnologue tout à la fois. Aussi légère et poétique qu’une couronne en plumes d’Amazonie, aussi insolites et saugrenues qu’un couvre-chef papou, les coiffes normandes se sont métamorphosées, sous son objectif, en d’exotiques « parures des antipodes ». Et le voyage est fascinant…

Biomimétisme

Les designers, les architectes et les artistes se sont toujours tournés vers la nature pour imiter la beauté de ses formes et y chercher l’inspiration d’un point de vue esthétique ou pour en imiter les procédés et les comportements. Le biomimétisme cherche aujourd’hui à s’inspirer de la nature pour inventer des solutions écologiques aux problèmes qui se posent dans les domaines les plus divers (l’agriculture, l’informatique, la science des matériaux, l’industrie) et pour développer de nouvelles interactions entre l’homme et ses environnements.

Cet ouvrage vise à réunir des chercheurs, designers, architectes pour interroger l’ensemble complexe de questions soulevées par la notion de «biomimétisme».

CARNETS D’IMAGES

Carnets d’images réunissent pour la première fois les recherches photographiques que Angelo de Sousa, dans la lignée du mouvement conceptuel, a commencé à explorer dans les années 1970.

Ângelo de Sousa (1938 – 2011) est l’un des artistes portugais les plus importants de sa génération. Il a exploré une grande diversité de pratiques artistiques (peinture, sculpture, photographie, dessin, film, vidéo, installations) à chaque fois avec une impressionnante production. Depuis sa première exposition individuelle en 1959, à Porto, Ângelo de Sousa n’a cessé d’explorer des techniques, des matériaux, des formes, des supports, sans se limiter à une pratique et sans être contraint plastiquement par telle ou telle difficulté. L’un des traits fondamentaux de son travail est la production en série, avec ses variantes sur l’échelle des choses, ses jeux de formes, ses redistributions de couleurs et transpositions d’éléments plastiques entre les matériaux et les techniques. Ainsi qu’il l’a exprimé, il voulait rendre « le maximum d’effet avec un minimum de moyens. Ou le maximum d’efficacité avec le minimum d’effort. Ou encore : le maximum de présence avec le minimum de cris. »

les sons des confins

Les Sons des Confins est la troisième Marche Sonore créée par l’artiste Pierre Redon sur le thème de l’eau. Cette œuvre monumentale propose un parcours initiatique en 8 étapes le long de la Vienne et de la Loire, pour une plongée sonore et visuelle s’appuyant sur l’imaginaire et les mythologies collectives de notre société.

Tel un rite d’initiation pour se redécouvrir, et réaliser un voyage sensible, Les Sons des Confins est une œuvre polymorphe où se mêlent documentaires, photographies, installations, céramiques, cartographie, cérémonies, livre d’artistes et créations sonores pour l’espace public.

Grâce au coffret, composé d’un livre photographique, d’un jeu de tarot, et du journal de médiation, chacun peut vivre, écouter, voir Les Sons des Confins en compagnie de l’application smartphone.

Vodou, voodoo

Plus qu’un simple catalogue de musée, l’ouvrage se veut un état des lieux sur le Vodou. Ceci, afin de découvrir le processus qui donne lieu à la fabrication de ces objets, les rituels qui les entourent et les diverses personnes participant à leur création. Il permettra également de comprendre de quelle manière le vodou, né dans une région qui englobe principalement le Bénin et le Togo, s’est codifié tel que nous le connaissons aujourd’hui, son histoire, qui, à travers la traite des esclaves dès le XVIIIe siècle, a donné lieu à des métissages au Brésil, en Haïti ou à Cuba. Outre les objets de la collection, certains lieux, pharmacopées, portraits en textes et en images, de prêtres ou de devins (en situation), de vendeurs de gri-gri, des récits mythologiques, des photos contextuelles de cérémonies (dont certaines très secrètes et rarement reproduites) viendront enrichir le propos. L’ouvrage se veut vivant, accessible, pour mieux faire connaître le vodou aux collectionneurs comme aux amateurs et aux néophytes. Les auteurs (africains et occidentaux), historiens, critiques littéraires, anthropologues, apporteront leurs connaissances et leur point de vue sur le sujet.