Una cosa mentale
presentation

Photographie

Regina Virserius / Larisa Dryansky

En déclarant que « la pittura è mentale », Léonard de Vinci visait à consolider la place de la peinture parmi l’aristocratie des arts libéraux, en rupture avec la tradition artisanale... Sortie de son contexte, la remarque de Vinci est aujourd’hui devenue très souvent un credo pour des approches dites « conceptuelles » de l’art. En s’y référant à son tour, Regina (...)

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En déclarant que « la pittura è mentale », Léonard de Vinci visait à consolider la place de la peinture parmi l’aristocratie des arts libéraux, en rupture avec la tradition artisanale... Sortie de son contexte, la remarque de Vinci est aujourd’hui devenue très souvent un credo pour des approches dites « conceptuelles » de l’art. En s’y référant à son tour, Regina Virserius a également voulu mettre en avant la dimension du concept. « Mentales », ces chaises fantomatiques à coup sûr le sont. Se détachant à peine de l’ombre qui les entoure, ou bien, au contraire, irradiées de lumière, elles font à première vue douter de leur réalité concrète.

Conçu autour des chaises de grands designers, le livre s’ouvre sur une première partie présentant, sans autre commentaire, des photos de chaises en noir, et se poursuit, après la rupture que représentent au centre de l’ouvrage les cahiers de textes, sur des chaises en blanc. Ces deux parties se répondent comme par projection ou équivalence. Ce sont, en quelque sorte, des variations autour de la représentation (ou de l’empreinte) d’un objet resté en dehors du livre.

Une attention soutenue a été portée à la reproduction de ces œuvres souvent aux confins du noir ou du blanc et du visible. C’est pourquoi nous avons travaillé avec des bichromies et des vernis adaptés aux teintes des originaux afin de traduire lors de l’impression, la finesse des tirages d’exposition, souvent à la limite de la perception.
La couverture du livre, reliée en plein papier de création, est imprimée noir sur noir, poursuivant le jeu sur les limites de la perception en faisant de Una Cosa mentale un véritable livre-objet. Cet ouvrage est le premier catalogue monographique de l’artiste.

Autour des réalisations de :
J. Abraham & D. Jan Rol, François Azambourg, Pierre Charpin, André Dubreuil, Charles & Ray Eames, J. Ferrari-Hardoy, A. Bonet & J. Kurchan, P. Gatti, C. Paolini & F. Teodoro, Pierre Guariche, Arne Jacobsen, Poul Kjaerholm, Patrick Norguet, Verner Panton, Philippe Starck, Robert Mallet Stevens, Martin Szekely, Roger Tallon.

Réduire

Una cosa mentale, 25 x 25 cm, 128 pages, relié plein papier avec sérigraphie, 52 reproductions en bichromie
texte bilingue français/anglais
isbn 978-2-919507-00-9

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Quelques pages
« L’artiste a choisi délibérément de représenter non pas des pièces artisanales mais des productions exemplaires du design moderne et contemporain, c’est-à-dire d’un mode de fabrication du mobilier
dans lequel l’étape de la conception est dissociée du travail de la main. Plus fondamentalement, Regina Virserius traite ses sujets avec un dépouillement qui cherche à rapprocher la photographie du disegno,
cette face intellectuelle ou « mentale » de la peinture qui en fait la projection de l’esprit bien plus que la saisie d’un moment fugace. » [...]
Larisa Dryansky
Signature l’Arbre à Lettres

Merci à tous pour votre présence aux côtés de Regina Virserius, lors de la signature de Una Cosa Mentale le 28/11 à l’Arbres à Lettres !

EXPOSITION :
Du 28 novembre au 22 décembre, au Cube Rouge.
À cette occasion, le Cube Rouge expose une partie de cette série et présente les coffrets de tirage.
L’artiste sera présente lors du finissage le 22/12 dès 15H.
11, rue Ernest Cresson & 11 rue Lalande 75014 Paris.


Presse
Presse

Paris-Art.com
« De fait, l’œil en parcourant la surface de ces superbes impressions pigmentaires ne cesse d’hésiter entre peinture et photographie. Ce va-et-vient inscrit paradoxalement les images de Regina Virserius dans la double lignée de l’abstraction et du trompe-l’œil. »

Next
« Cette série de portraits de chaises, intitulée, Una cosa mentale, est la transcription d’une vision, celle de la photographe suédoise Regina Virseriux. Que l’historienne de l’art Larisa Dryansky analyse à l’aune de la déclaration de Léonard de Vinci : "La pittura è mentale." Une ouverture au langage de l’esprit, à la pensée spéculative. »

Signature

Lors d’une présentation de Una cosa mentale à la bibliothèque des Arts Décoratifs à Paris.


exposition

Du 29 septembre au 19 novembre 2012 :
Regina Virserius s’expose au musée d’art et d’histoire de Chinon

Pour ce travail, l’artiste a voulu créer un pont entre science et culture, bien souvent conçus comme des formes antinomiques...

Ses clichés "extraordinaires", sur fond noir, démontrent comment la forme photographique peut, à partir d’objets techniques d’un autre temps révéler des idées, susciter réflexion et émotion.

FINISSAGE de l’exposition et visite commentée avec Regina Virserius et Dominique Marchès le dimanche 18 novembre à 16h.


Catalogue